Lettre ouverte au Commissaire du Gouvernement Me Leny Fredd�Herk

Port-au-Prince, le 08 �Mars 2006
Me Leny Fredd�herck, Av.
Commissaire du Gouvernement
Pr�s le Tribunal de Premi�re Instance
Port-au-Prince

Honorable Commissaire du Gouvernement,

Le Bureau des Avocats Internationaux, BAI salue votre arriv�e � la t�te du Parquet de Port-au-Prince avec l�espoir et le souhait que votre administration sera plus ouverte, transparente, dynamique et �quitable que celles de vos r�cents pr�d�cesseurs, et qu�elle inaugurera une nouvelle �re dans� l�histoire de la justice ha�tienne en g�n�ral et des droits humains en particulier.

Le BAI s�empresse du m�me coup d�attirer votre attention sur un ensemble de dossiers dont notamment ceux de Jimmy Charles, de Abdias Jean, et de Ederson Joseph qui pourrissent� dans les tiroirs du Parquet de Port-au-Prince depuis plus d�un an, � cause du laxisme, de la passivit� et de la complaisance ��complice�� du Parquet. Ce type de comportement r�voltant du Parquet est constat� dans plusieurs autres cas qu�il n�estime pas n�cessaire d��num�rer ici parce qu�il croit que vous aurez l�opportunit� de les identifier en consultant les dossiers enregistr�s au Greffe du Parquet.

Monsieur le nouveau Commissaire, vous avez �t� durant ces derniers temps tant�t un �t�moin privil�gi�, tant�t inform� de cas de violations flagrantes et persistantes des droits fondamentaux de la personne humaine, et m�me vous avez eu � voler au secours de bon nombre des victimes, que ce soit � Port-au-Prince ou dans les villes de province. Maintenant que vous �tes �le ma�tre de l�action publique, �le BAI attend de vous voir � l�oeuvre.

Votre mission est simple�: il s�agira pour vous de diligenter l�action publique chaque fois que cela s�av�re n�cessaire et sans �tat d��me contre tous ceux-l�, � quelque corps social ou politique qu�ils appartiennent, qui se rendent coupables d�une infraction. Et, � ce titre, le BAI vous sugg�rerait de r�activer tous les dossiers de violations de Droits de l�Homme en souffrance au niveau de votre Parquet et de faire �galement en sorte que les gens qui se trouvent en situation de d�tention provisoire prolong�e, c�est-�-dire les prisonniers de conscience et les prisonniers politiques du Gouvernement de facto Boniface/Latortue notamment, soient lib�r�s ou puissent compara�tre le plus vite que possible par devant un Tribunal comp�tent qui d�cidera de leur sort.

Ceci �tant dit, le BAI vous conseillerait, en outre, d��viter les errements et les �garements de vos pr�d�cesseurs r�cents qui s��taient conduits en de v�ritables pr�dateurs de la loi en g�n�ral, et des droits de l�homme en particulier.

Veuillez agr�er, Magistrat, l�expression de sa parfaite consid�ration.

Pour le Bureau des Avocats Internationaux, BAI

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Me.Mario JOSEPH, av.