Institute for Justice and Democracy in Haiti

La Police Pointe de Nouvelles Formes de Violence Après le Séisme (Le Nouvelliste)

Le Nouvelliste personnel

Haïti: De nouvelles formes de violence, parmi lesquelles des viols, sont apparues en Haïti après le séisme qui a ravagé Haïti faisant près de 170.000 morts, a dénoncé jeudi le directeur de la police haïtienne (PNH).

“A la faveur du black-out qui sévit sur la capitale d’Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer femmes et jeunes filles réfugiées sous les tentes”, dénonce Mario Andrésol, directeur de la police haïtienne.

Il n’y a pas de chiffres disponibles, mais des organisations de femmes de Port-au-Prince ont déjà dénombré des cas et alerté des instances de l’ONU en Haïti.

Le directeur de la PNH s’inquiète d’une recrudescence de l’insécurité à Port-au-Prince et de l’émergence de nouvelles formes de criminalité.

“Nous avons plus de 7.000 bandits dans les rues qui se sont échappés de la prison centrale le soir du séisme. Nous avions mis cinq ans pour les appréhender, ils sont dans la nature aujourd’hui et vont constituer une source de problèmes”, craint le chef de la police.

Seule force de sécurité nationale forte de 8.000 membres environ, la police haïtienne compte de nombreuses victimes dans le séisme et tente aujourd’hui de travailler avec un effectif choqué et réduit de moitié.

“Nous avons perdu 70 policiers et près de 500 sont toujours disparus alors que 400 ont été blessés”, a indiqué Mario Andrésol, jeune directeur général de la PNH qui a pris quartier dans un commissariat proche de l’aéroport de Port-au-Prince, la direction générale ayant été détruite.

Sur un peu plus de 6.000 policiers affectés à la région de Port-au-Prince pour plus de trois millions de personnes, seuls 3.433 ont répondu à l’appel deux semaines après le désastre.

“Avec un tel effectif, la police haïtienne peine à faire face à ses responsabilités et aux nouvelles formes de criminalité comme le viol et les pillages”, qui se multiplient, a expliqué le responsable.

“Aujourd’hui, il faut remonter le moral des hommes. Nous sommes en train de motiver ceux qui sont revenus”, a encore déclaré le directeur de la police haïtienne.

Il a souhaité en outre une meilleure coopération avec les autres forces étrangères déployées en Haïti afin de réduire la pression sur la police haïtienne.

Le département d’Etat américain a indiqué de son côté que les Etats-Unis étaient prêts à apporter leur soutien contre le trafic de personnes, en particulier d’enfants.

“La catastrophe en Haïti a déplacé de nombreuses personnes, séparé des enfants de leur famille, accentuant leur vulnérabilité”, a souligné jeudi le porte-parole de la diplomatie américaine Philip Crowley dans un communiqué.

Les Etats-Unis vont agir sur plusieurs fronts pour combattre ce problème, a poursuivi M. Crowley, citant le recensement des enfants non accompagnés, l’aide à la police haïtienne ou encore la sensibilisation de la population aux risques existants.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=78063

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