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Edmond Mulet à l’écoute des déplaces du camp de Caradeux (French)

MINUSTAH.org

Le Représentant spécial du Secrétaire général, Edmond Mulet, poursuit ses visites dans les campements provisoires. Ce mercredi 12 mai, destination « Caradeux », un camp dans la commune de Tabarre, à Port-au-Prince où le Représentant spécial a écouté sous une chaleur torride les doléances des sinistrés.

Il était pratiquement impossible de contenir le flux de gens désireux de se mettre sous la tente qui servait d’espace de rencontre entre Edmond Mulet et les membres des différents comités de gestion du camp Caradeux. Jeunes et vieux des deux sexes se sont entassés sous cette tente mal aérée et peu éclairée pour écouter les revendications exprimées par leurs chefs de file.

Le Représentant spécial a dû lui-même réclamer un peu de calme afin de pouvoir écouter les intervenants. Et malgré la chaleur et le brouhaha général, Edmond Mulet leur prêtait une oreille attentive.

« Nous ne pouvons pas vivre dans ces conditions », a affirmé un des porte-paroles des déplacés, Ernst Jean-Baptiste. Et le sinistré d’énumérer toutes les difficultés rencontrées par les hommes et les femmes qui vivent dans ce camp : pas assez d’eau potable, aucune distribution de nourriture réalisée depuis leur arrivée dans ce camp, le 22 avril dernier et pas d’assistance médicale, entre autres.

Ernst Jean-Baptiste a surtout mis l’accent sur deux problèmes majeurs de ce camp : la canalisation inexistante et l’absence d’électrification. « Notre site est près d’une ravine qui peut être en crue à la moindre averse. Il n’y a pas de canalisation et nos tentes sont souvent inondées », a-t-il expliqué, sous les applaudissements de ses pairs.

Selon le porte-parole, il n’existe que deux projecteurs pour ce camp abritant, selon les responsables des comités, près de 11 000 personnes. « Ces projecteurs ne suffissent pas. Et dans l’obscurité, tout peut arriver», a-t-il poursuivi.

D’autres intervenants ont soulevé la question des abris provisoires, soulignant notamment que les tentes ne sont plus compatibles à leur besoin car ils sont en pleine saison de pluie. « Il nous faut de vraies maisonnettes qui ne laissent pas passer l’eau de pluie, comme c’est le cas pour la plupart des tentes », a réclamé Wesley, un autre membre de comité.

Elvire, une des femmes en charge de la gestion du camp, a de son coté insisté sur l’aspect sanitaire. « Des femmes accouchent dans ce camp. Pas moins de 176 bébés et 1.114 enfants vivent ici. Ils ne bénéficient d’aucune assistance médicale quand ils sont malades», a-t-elle fait remarquer.

Après les échanges, le Représentant spécial du Secrétaire général a expliqué comprendre leurs revendications. « Nous réalisons qu’il y a un manque de coordination et beaucoup d’improvisation dans la gestion de ce camp. Mais nous sommes venus pour voir et pour vous aider. Donnez nous deux ou trois jours et vous allez voir des résultats », a promis Edmond Mulet.

La plupart des déplacés du camp de Caradeux sont des personnes qui avaient trouvé refuge après le tremblement de terre du 12 janvier sur la cour de l’Institution St Louis de Gonzague, une école privée de la commune de Delmas. Leur relocalisation a débuté le 22 avril, à la demande du Gouvernement haïtien qui avait auparavant identifié Caradeux comme un site pouvant les recevoir. Actuellement, plus de 1000 familles y vivent et 500 autres doivent les rejoindre sous peu.

Rédaction : Martine Denis Chandler

Edition : Faustin Caille

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