Institute for Justice and Democracy in Haiti

Violences Faites aux Femmes: Préoccupations (Le Nouvelliste)

Par Valery Daudier, Le Nouvelliste

Pour renforcer le leadership de l’Etat par rapport aux questions liées aux violences faites aux femmes suite au séisme du 12 janvier 2010, le ministère à la Condition fémine et aux Droits des femmes (MCFDF) et le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) ont organisé un atelier de travail ce mardi 31 août à l’hôtel Le Plaza. Grâce aux informations recueillies au cours de cet atelier, les responsables entendent mieux orienter leurs actions futures.

HAITI- La salle Sainte-Thérèse de l’hôtel Le Plaza était bien remplie ce mardi 31 août 2010 avec des membres du gouvernement, de représentants d’organisations internationales, d’associations féministes, d’anciennes ministres à la Condition féminine et aux Droits des femmes. Ils étaient tous venus participer à un atelier de travail autour du thème : « La violence basée sur le genre après le séisme », organisé par le MCFDF et l’UNFPA. Les échanges s’articulaient autour de la recherche d’une plus grande synergie et coordination entre les acteurs nationaux et internationaux qui intervenaient sur la thématique de la violence basée sur le genre (GBV).

Selon la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marjory Michel, les violences faites aux femmes sont devenues une pratique courante dans les camps, et c’est un phénomène qui tend à s’aggraver après le séisme du 12 janvier. « Il faut l’attaquer dans tous les sens. C’est un combat contre l’arbitraire et l’impunité. Nous devons continuer à agir, et très vite, pour combattre ce fléau dévastateur », a déclaré la ministre.

Plaidant pour une grande synergie entre les différents acteurs, Mme Michel a souligné que son ministère a commencé à déployer des brigadiers et brigadières dans les camps de fortune de la capitale en vue d’assister les filles et les femmes vivant dans les tentes.

« La violence basée sur le genre est un phénomène universel qui doit être universellement condamné. Ce phénomène antisocial ne peut être justifié sous aucun prétexte, a déclaré de son côté le représentant de l’UNFPA Igor Bosc. Cette forme de violence, d’où qu’elle vienne, quel qu’en soit l’auteur ou l’agresseur, est un acte lâche qui ne devrait humilier que son auteur », ajouté M. Bosc.

Se référant à la Conférence mondiale sur les droits de l’Homme tenue à Vienne (Autriche) en 1993 et la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes la même année, M. Igor Bosc a rappelé que les Etats ont le devoir d’exercer la diligence voulue pour prévenir les actes de violence à l’égard des femmes, poursuivre et punir les auteurs. « Quel que soit l’environnement qui entretient ou facilite le viol, un seul cas de viol est inacceptable, et aucun violeur ne doit être toléré. Et ce, sans aucune complicité », a lancé M. Bosc.

Persuadé que les informations recueillies au cours de cet atelier permettront d’améliorer l’efficacité des stratégies utilisées pour combattre ce mal, le représentant de l’UNFPA a assuré que cet organisme international continuera d’appuyer la police nationale d’Haïti de telle sorte que celle-ci puisse prévenir des violences et accueillir des femmes victimes de violences. M. Bosc a aussi souligné que l’organisme va continuer à approvisionner le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) en intrants à travers les hôpitaux de référence, toujours dans le cadre de la prise en charge des femmes victimes de violences.

« Dans le cadre de son mandat, l’UNFPA apportera toujours son appui au gouvernement, à la société civile, aux organisations de base impliquées dans la lutte contre la violence basée sur le genre, a promis M. Igor Bosc. Ce combat est un combat permanent, et il le restera tant qu’il y aura des agresseurs, et tant que les victimes n’auront pas accès à la justice », a-t-il conclu.

vdaudier@lenouvelliste.com

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