Institute for Justice and Democracy in Haiti

The Inter-American Commission on Human Rights Grants the Request of the Collective Against Impunity and calls on Haiti to Prosecute Crimes Committed Under the Duvalier Dictatorship (IJDH-BAI, CNT, HRW, ASFC)

Chers amis

Voici les versions finales – ENGLISH et FRANCAIS– du communique, avec la liste des signataires. Je propose qu’on commence a distribuer dans 30 minutes. (15.30 heure de PAP, 16.30 NY)

Merci encore de votre collaboration.
Reed

ENGLISH
For Immediate Release

The Inter-American Commission on Human Rights grants the request of the Collective
Against Impunity and calls on Haiti to investigate and prosecute crimes committed under
the government of former dictator Jean-Claude Duvalier

On May 17, 2011, the Inter-American Commission on Human Rights issued a formal
statement following its public hearing on March 28 concerning impunity for human rights
violations during the Duvalier dictatorship. The Commission ‘s statement supports the
position of the Collective Against Impunity, a coalition of individual plaintiffs and human
rights groups —including: The Ecumenical Center for Human Rights; Kay Fanm (The House
of Women); Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement
(MOUFHED) and Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) — which
requested the hearing and which filed complaints against former dictator Jean-Claude
Duvalier. The Haitian government, which was represented at the hearings by its Ministry
of Justice, expressed its will to prosecute the crimes in question and sought the technical
assistance of the Inter-American Commission.

The Inter-American Commission is, along with the Inter-American Court of Human Rights,
one of two bodies in the inter-American system whose purpose is to promote and protect
human rights. Created in 1959, it monitors state compliance with the American Convention
on Human Rights, known as the “Pact of San José, Costa Rica,” which Haiti ratified on
September 14, 1977.

In its Statement, the Inter-American Commission said that Haiti has a duty to investigate
the crimes committed under the government of “President for Life” Jean-Claude Duvalier
from 1971 to 1986. It stressed that Haiti has “an international obligation to investigate and,
where necessary, punish those responsible for the gross human rights violations committed
during the regime of Jean-Claude Duvalier.”

Some analysts have contended that the statute of limitations under Haitian law bars the
prosecution of Duvalier’s alleged crimes. The Inter-American Commission cited, however,
the consistent rulings of the Inter-American Court of Human Rights finding that “[a]ll
amnesty provisions [and] provisions on prescription … are inadmissible [when they] prevent
the investigation and punishment of those responsible for serious human rights violations
such as torture, extrajudicial, summary or arbitrary execution and forced disappearance.”
The Inter-American Court’s interpretations of the American Convention are binding on Haiti.

The Inter-American Commission thus found that “[t]he torture, extrajudicial executions and
forced disappearances committed during the regime of Jean-Claude Duvalier constitute
crimes against humanity that must not go unpunished, are not subject to any statutory
limitations and … cannot be the subject-matter of amnesty.”

The Inter-American Commission’s statement follows a statement by Navi Pillay, the United
Nations High Commissioner for Human Rights, also emphasizing that “Haiti has an obligation
to investigate the well-documented serious human rights violations that occurred during the
rule of Mr. Duvalier, and to prosecute those responsible for them.”

In March, UN Secretary-General Ban Ki Moon reiterated: “It is of vital importance that the
Haitian authorities pursue all legal and judicial avenues in this matter. The prosecution of
those responsible for crimes against their own people will deliver a clear message to the
people of Haiti that there can be no impunity. ”

The Collective strongly agrees with the Inter-American Commission in that it is imperative
to prosecute Jean-Claude Duvalier and shed light on the crimes of the Duvalier regime, not
only for the victims, but for all of Haitian society. The Collective reiterates its determination
to work with national and international organizations to help the victims achieve justice and
accountability.

Port-au-Prince, May 23, 2011

For the Collective Against Impunity

Michèle Montas, for the Plaintiffs

Danièle Magloire, for the human rights groups

The following groups associate themselves with the declaration of the Collective Against
Impunity and call on the government of President Michel Martelly to allocate the necessary
resources to an independent and impartial investigation and prosecution of the case. They
also ask the countries that are friends of Haiti and the international community to support
the fight against impunity and the pursuit of justice regarding the human rights abuses
alleged in the complaints filed against Duvalier.

In Port-au-Prince, for the Bureau des Avo-cats Inter-na-tionaux – Mario Joseph +509 3701
9879, mariohaiti@ijdh.org

In New York, the International Center for Transitional Justice (ICTJ) – Marieke Wierda, Tel:
+1 917 637 3840, MWierda@ictj.org –

In Boston, for the Institute for Justice & Democracy in Haiti – Brian Concannon Jr., Esq. +1
541-263-0029, Brian@IJDH.org

In Montréal, for Lawyers without borders Canada (ASFC) – Geneviève Villeneuve-Patry,
+1.418.907.2607 #107, communications@asfcanada.ca

In Brussels, for Human Rights Watch – Reed Brody +32 498 62 57 86, brodyr@hrw.org

Download a copy here: english-communique-collectif-9-pm1.doc

FRANCAIS
La Commission interaméricaine des droits de l’Homme (Cidh)
Donne suite à la requête du Collectif contre l’impunité
Et enjoint l’État haïtien à enquêter et poursuivre
Les crimes commis sous le régime de l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier

Ce 17 mai 2011, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (Cidh) a formellement donné suite à l’audience du 28 mars écoulé accordée au Collectif contre l’impunité réunissant des plaignants-es, contre l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier et consorts, et des organisations de défense des droits humains (Centre œcuménique des droits humains -cedh, Kay Fanm -La maison des femmes, Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement -Moufhed, Réseau national de défense des droits humains -RNDDH). L’Etat haïtien, qui était présent à cette audience par l’entremise du Ministère de la justice, avait exprimé sa volonté de juger les violations des droits humains en question et sollicité l’appui technique de la cidh.
La Commission est, avec la Cour interaméricaine des droits de l’Homme, l’un des deux organismes de protection des droits humains de l’Organisation des États américains (OEA). Créée en 1959, la cidh vérifie l’accord du droit de chaque État avec la Convention américaine des droits de l’Homme, dite « Pacte de San Jose de Costa Rica » ; Convention à laquelle Haïti a adhéré le 14 septembre 1977.
La Déclaration de la Commission rappelle à l’État haïtien son devoir d’enquêter sur les crimes commis sous le régime du Président à vie Jean-Claude Duvalier, de 1971 à 1986. La Déclaration souligne qu’Haïti a « l’obligation internationale d’enquêter sur les graves violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier et, s’il y a lieu, d’en punir les auteurs ».
Certains prétendent que les délais pour poursuivre l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier sont échus en raison des règles sur la prescription prévues par la législation haïtienne. La Commission a cependant relevé que, selon une jurisprudence constante de la Cour interaméricaine des droits de l’Homme, « sont inadmissibles les dispositions relatives à l’amnistie, [et] les dispositions relatives à la prescription […] qui prétendent empêcher les enquêtes et la sanction des responsables des violations graves des droits humains, comme la torture, les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires et les disparitions forcées ». Les interprétations de la Convention américaine des droits de l’Homme font autorité et s’appliquent à Haïti. La Commission a donc conclu que « [les] exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier constituent des crimes contre l’humanité, lesquels sont imprescriptibles et ne peuvent pas faire l’objet d’une amnistie».

La Déclaration de la Commission renforce celle du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme qui, en la personne de Navi Pillay, avait relevé le 1er février 2011 que « Haïti a l’obligation d’enquêter sur ces violations graves des droits de l’Homme commises pendant le règne de M. Duvalier qui sont bien documentées. Haïti a également l’obligation de poursuivre ceux qui sont responsables ». En mars 2011, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki Moon, avait également soutenu qu’il «est capital que les autorités haïtiennes prennent toutes les mesures juridiques et judiciaires pour régler cette affaire. Traduire en justice ceux qui se livrent à des crimes contre leur propre peuple, est un message clair aux Haïtiens que l’impunité n’est pas de mise dans le pays ».
Pour le Collectif contre l’impunité, la Commission s’est exprimée très clairement sur le dossier de l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier. Le Collectif estime qu’il est essentiel, pour les victimes et pour la société haïtienne toute entière, que lumière soit faite sur les crimes du régime Duvalier. Le Collectif réitère sa détermination à œuvrer, avec la collaboration d’autres organisations nationales et internationales, pour que justice soit rendue aux victimes et que les mécanismes de la dictature soient mis en lumière.

Port-au-Prince, le 23 mai 2011

Pour le Collectif contre l’impunité

Michèle Montas, pour les plaignants-es

Danièle Magloire, pour les organisations de droits humains

Les organisations suivantes s’associent à cette déclaration du Collectif contre l’impunité et invitent le gouvernement du Président Michel Martelly à affecter les ressources humaines suffisantes à l’enquête et aux poursuites. Elles invitent les pays amis d’Haïti et la communauté internationale à appuyer la lutte contre l’impunité et la recherche de la justice quant aux violations des droits humains alléguées dans les plaintes déposées contre Jean-Claude Duvalier.
Avocats sans frontières Canada (Asfc)
Geneviève Villeneuve-Patry
communications@asfcanada.ca – Tel: +1.418.907.2607 #107,
Bureau des avocats internationaux (BAI)
Mario Joseph
mariohaiti@ijdh.org – Tel: + 509 37-01-98-79
Centre international pour la justice transitionnelle (CIJT)
Marieke Wierda,
mwierda@ictj.org – Tel: +1 917 637 3840
Institut pour la justice et la démocratie en Haïti (IJDH)
Brian Concannon Jr., Esq.
Brian@IJDH.org – Tel : +1 541-263-0029
Human Rights Watch
Reed Brody
brodyr@hrw.org – Tel: +32 49-86-25-7-86

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15 Newbury Street
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