Institute for Justice and Democracy in Haiti

Ouvriers revoquées après avoir demandé un salaire juste

La plupart des ouvriers ne gagnent pas le salaire minimum fixé par la loi haitienne. Quand des ouvriers de la CODEVI ont protesté leurs salaires, les responsables de CODEVI ont décidé de révoquer ces ouvriers. Maintenant, les ouvriers demandent justice, réparations, et le respect du code du travail haïtien.

Haiti-Sous-traitance: des ouvriers de la CODEVI à Ouanaminthe dénoncent leur révocation

Sylvestre Fils Dorcilus, Haiti Press Network
7 aout 2014

81 ouvriers de la Compagnie de développement et industrielle S.A. (CODEVI S.A.), basé à Ouanaminthe, dans le département du Nord’Est, ont dénoncé leur révocation, qu’ils qualifient d’arbitraire au sein de l’entreprise.

Cette vague de révocation, selon les explications de l’une des victimes, qui a débuté depuis le vendredi 1e août, de manière informelle, a été poursuivi jusqu’au lundi 11.

Des agents de sécurité de la compagnie ont été déployés aux abords des locaux abritant le département de qualité AMI, dans le but d’interdire les employés d’accéder à l’enceinte du bâtiment.

Les responsables de CODEVI ont décidé de révoquer les ouvriers, dont certains ont plus de dix ans d’expérience, à cause de leur protestation contre une décision administrative.

« Les responsables de la CODEVI ont décidé de nous révoquer parce que nous revendiquons un salaire normal […] pour une quantité de travail fourni », a expliqué à Haiti Press Network, Jean Roniald Calixte, l’un des ouvriers révoqués.

Selon ce dernier, les ouvriers, 81 au total, du département de qualité AMI (Jeans) de la CODEVI, avaient un salaire standard, qui n’est pas lié au salaire minimum fixé par la loi haïtienne.

« Notre salaire standard était fixé à 2250 gourdes pour six jours de travail (Lundi au samedi). Nous ne travaillons pas à la pièce, comme cela a été le cas dans d’autres entreprises de sous-traitance. »

Avec la fixation en mai dernier du salaire minimum par la législation haïtienne, les responsables de la CODEVI ont décidé, quant à eux, de prélever 200 gourdes sur notre salaire au lieu de l’augmenter.

Bien que nous avions protesté, les décideurs ont fixé le salaire à 1803 gourdes, déterminé sur la base de quota. « Ils [les responsables] nous ont payé cette somme pour une quantité de travail fourni pendant une journée », a indiqué Jean Roniald Calixte.

Qualifiant d’arbitraire et d’illégale la révocation des protestataires, Jean Roniald Calixte a, au nom de ses collègues, réclamé justice et réparation, et exigé le respect et l’application du code du travail haïtien dans ce cas précis.

 

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