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Les elections du 26 octobre retardés plus

Apres une grande réunion avec le Président Michel Martelly, le CEP a décidé que les élections ne peuvent pas avoir lieu le 26 octobre. Si les élections ne sont pas tenues en 2014, le Parlement sera dissous et Martelly dirigera par décret.

Lisez notre questions fréquemment posées (FAQ, en anglais) pour comprendre l’importance des élections libre, juste et démocratique.

Pas d’élections le 26 octobre, le CEP en a ainsi décidé

Le Nouvelliste11 août 2014

Le Conseil électoral provisoire a fait savoir, lundi, au chef de l’Etat que les
élections ne peuvent pas avoir lieu le 26 octobre de cette année contrairement à
l’arrêté présidentiel convoquant le peuple dans ses comices à cette date. Si le CEP a souligné qu’il n’est encore en mesure d’annoncer une date pour la tenue de ces compétitions, il a toutefois demandé au président Michel Martelly de consulter les autres acteurs de la société sur le dossier.

« Nous avons écrit ce lundi au président Martelly pour lui fait savoir que les
élections ne pourront pas avoir lieu le 26 octobre », a confié au Nouvelliste un
conseiller électoral. Dans cette correspondance adressée au chef de l’Etat, le CEP a
dit que, vu l’absence d’un cadre légal, l’institution électorale est donc dans
l’impossibilité matérielle d’organiser les élections le 26 octobre.

Les conseillers électoraux ont demandé au chef de l’Etat de discuter avec les
différents secteurs de la société, la classe politique, les pouvoirs législatif et
judiciaire afin de prendre une décision qui permettra au CEP d’avoir un cadre légal
pour la tenue de ces élections avant la fin de l’année.

Une source proche du CEP confirmée par une autre source au palais national a
appris au Nouvelliste qu’une importante réunion s’est tenue lundi soir au palais
national avec la participation des présidents des deux branches du Parlement, de
l’ambassadeur des Etats-Unis, du secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert
Ramdin, d’un représentant de la MINUSTAH, du chef de l’Etat et des membres de
l’exécutif. L’application de l’article 12 de l’Accord d’El Rancho et l’article 19.1 de la
loi électorale en vigueur qui dit que le Conseil électoral décidera des postes à
pourvoir et il fixera la date des élections étaient au centre des discussions. L’idée,
selon notre source au CEP, serait de contourner l’amendement de la loi électorale
bloqué au Sénat.

Le Nouvelliste a également appris que plusieurs conseillers électoraux ont décidé
de ne pas participer à cette rencontre.

Lors d’une précédente rencontre vendredi dernier avec le chef de l’Etat au palais
national, les conseillers électoraux lui avaient déjà fait savoir que la date du 26
octobre était techniquement impossible pour la réalisation des élections dans le
pays. Cependant, le CEP devait formellement l’annoncer au chef de l’Etat et c’est
dans cette optique que le Conseil a adressé une correspondance en ce sens au chef
du pouvoir exécutif.

Au cours de cette rencontre, le président Martelly et les conseillers électoraux se
sont également entretenus sur le calendrier électoral, l’amendement de la loi
électorale, le budget de l’institution, l’Accord d’El Rancho qui a donné naissance à
ce CEP, les ressources humaines de l’institution électorale, entre autres.

Par ailleurs, dans un communiqué publié la semaine dernière, le CEP a fait savoir
que « dans le cadre de l’évaluation du concours organisé le 6 juillet 2014, pour le
recrutement des personnels des BEC et BED, le Conseil électoral provisoire a
l’avantage d’informer qu’en séance plénière le 7 août dernier, il a été décidé
d’apporter les correctifs suivants : 1- Le résultat du concours tiendra compte des
critères ainsi définis ; le résultat des examens écrits comptera pour 40% ; l’épreuve
orale 20% ; l’expérience positive au sein de la machine électorale 20% et l’intégrité
morale 20% ».

Tous les postulants qui obtiennent la moyenne 50/100 au moins sont habilités à
subir l’épreuve orale, a indiqué le CEP. Ensuite, en ce qui concerne les postulants
habilités à subir cette épreuve, le CEP s’est dit prêt à recevoir tous les griefs qui
pourraient être formulés à leur encontre par des tiers.

Pour le moment, le CEP n’est pas en mesure de donner la date ni le lieu pour la
tenue de l’épreuve orale. Ces informations seront communiquées ultérieurement.

 

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