Institute for Justice and Democracy in Haiti

Trois groupes de la société civile demandent transparence dans le processus électoral

Le RNDDH, le CNO, et le CONHANE ont publié un rapport sur les élections du 9 août et la réaction du CEP après cette débâcle. Selon ces trois organisations, le  CEP n’a pas pris suffisamment de sanctions contre les responsables de la fraude et la violence pendant ce jour. Le CEP, aussi, ne donne pas aucune explication sur ces actions et semble ignorer des graves problèmes graves des élections. Ces trois organisations demandent exhortent le Conseil à travailler avec les acteurs politiques, la société civile et les electeurs pour un processus plus légitime et crédible.

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Rectifier le tir ou engager le pays dans une crise postélectorale

Roberson Alphonse, Le Nouvelliste

8 septembre 2015

Pour le RNDDH, le CNO et le CONHANE, il n’y a pas 36 solutions : « Seule une évaluation honnête et sincère du scrutin du 9 août et l’application de sanctions exemplaires à l’endroit des fautifs et des fraudeurs internes et externes peuvent rétablir la confiance dans le processus électoral ». « Aujourd’hui, une crise de confiance majeure tend à s’installer dans le processus électoral », ont indiqué ces organisations ayant observé les dernières législatives dans un communiqué rendu public le 7 septembre 2015, cinq jours après une réunion de travail avec le CEP pour rappeler les constats effectués le jour du scrutin, revenir sur les recommandations formulées dans le rapport d’évaluation rendu public il y a au moins deux semaines.

Cette évaluation tant appelée devait établir les responsabilités institutionelles du CEP, du gouvernement, de la PNH, celle des partis politiques, des candidats, des juges. En clair, tous les acteurs impliqués dans des violations du décret soit en perpétrant des fraudes, des bourrages d’urnes, des actes de violence. « En dehors de cette évaluation, toute prise de décision peut être jugée hâtive et est capable de creuser davantage la perte de confiance dans le processus en cours », ont écrit ces signataires qui affichent une grande préoccupation. « Dès lors, le CEP et le gouvernement risquent de porter la lourde responsabilité d’engager le pays dans les travers d’une crise postélectorale », ont­elles poursuivi. « Le CEP est une institution indépendante, elle doit être capable à chaque instant de le démontrer », a ajouté le communiqué dans lequel ces organisations s’interrogent sur les suites données aux nombreuses exactions commisses dans l’Artibonite, l’Ouest, la Grand’Anse, le Nord, le Plateau central.

« L’insuffisance de sanctions contre les fautifs peut être une cause majeure de la perte de confiance dans le processus électoral et, par conséquent, dans l’instance qui mène les opérations électorales », ont indiqué le RNDDH, le CNO et le CONHANE. Ces organisations ont également observé que le CEP avance en suivant le calendrier électoral sans tenir compte de la controverse suscitée par certaines décisions. « Premièrement, le fait par le CEP de considérer 70 % des procès­verbaux pour valider l’élection dans une circonscription ou un département, porte atteinte au principe du suffrage universel. De plus, aucune explication n’est donnée sur les 30 % de process­verbaux », ont­elles indiqué avant une interrogation. « S’agit­il de procès­verbaux mis en quarantaine, inexploitables, égarés ou qui ont été délibérément enlevés de manière ténébreuse dans le souci de manipuler l’issue des élections ? », se demandent ces organisations.

 

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