Institute for Justice and Democracy in Haiti

Report: Troubling Weaknesses in Electoral System Overshadow Return of Constitutional Rule in Haiti [Français Inclus]

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FOR IMMEDIATE RELEASE

Contact:  Nicole Phillips, Esq., Staff Attorney, Institute for Justice & Democracy in Haiti (IJDH), Nicole@ijdh.org, +001 510 715 2855 (in U.S., speaks English and French)

Report: Troubling Weaknesses in Electoral System Overshadow Return of Constitutional Rule in Haiti

(PORT-AU-PRINCE, Haiti, February 6, 2017) – On the eve of President-elect Jovenel Moïse’s inauguration, a new report by international legal observers argues that Haiti’s democratic institutions are suffering a profound crisis of confidence. Low turnout, voter disenfranchisement and lingering concerns about fraud raise troubling questions about the breadth of the incoming president’s mandate, according to the report, entitled Haiti’s Unrepresentative Democracy: Disenfranchisement and Disillusionment in the November 20 Elections.

The report notes that despite many improvements in security and electoral administration over the 2015 elections, the 21 percent voter turnout represents the lowest participation rate for a national election in the Western Hemisphere since 1945. “Many Haitians did not vote, not because they did not want to, but because they were unable due to difficulties in obtaining electoral cards, registering to vote and finding their names on outdated electoral lists,” said attorney Nicole Phillips, delegation leader and co-author of the report.

The report documents how many would-be voters were disenfranchised on November 20, due to pervasive errors on electoral lists, difficulties accessing identity cards, and lack of voter education. Haitian electoral authorities also failed to take adequate measures against fraudulent voting. Prior to the election, the head of the National Identification Office (ONI) admitted that 2.4 million activated but undistributed cards had gone missing, which opened the door to fraud via trafficked identity cards.

A decade of elections marked by violence, vote-rigging, disenfranchisement, and repeated foreign interventions have dashed the high hopes of the post-Duvalier years and bred a deep disillusionment with democracy, according to the report. Paradoxically, falling participation rates have occurred alongside massive investments by the international community in Haiti’s electoral apparatus. Brian Concannon Jr., Executive Director of the Institute for Justice & Democracy in Haiti (IJDH), notes, “the millions spent by the United States and other Core Group countries on democracy promotion programs have produced an electoral system that is weaker, less trusted and more exclusionary than what came before.”

The report also explains the lack of female political participation as another crisis.  “Only four legislators out of 149 seats are women,” Phillips remarks. “With so few women candidates on the ballots, politics continue to reflect a man’s domain, as reflected in an even lower voter turnout for women (35.67 percent female voters, compared with 64.33 male).” The report notes that women’s and human rights organizations warn that this “catastrophic” lack of representation will have enormous consequences for Parliament; there will be no way of assuring that the needs and interests of women will be taken into account with such a small representation.

President Moïse’s swearing-in will mark a return to constitutional rule after a several-year long hiatus, but there are concerns that he will follow in the undemocratic footsteps of his predecessor. President Michel Martelly surrounded himself with figures tied to the former Duvalier dictatorship and drew criticism from human rights defenders for intimidating journalists and illegally imprisoning opposition political activists.

“With a majority in parliament, the temptation for President Moïse to run roughshod over any opposition will be great,” said Concannon. “But with the backing of only 9.6 percent of registered voters, the incoming president will face serious limits to his popular mandate.” President Moïse is under investigation for money laundering, and has proposed a number of controversial measures, including reviving the Haitian Army and launching ten agricultural free trade zones. The report also notes serious doubts about democratic credentials of many senators and deputies, who owe their seats more to the violence, disruptions and fraud of the 2015 elections that put them into office than to the will of Haitian voters.

The NLG-IADL report calls on the Haitian authorities to clean up electoral lists, eliminate electoral card trafficking, end impunity for electoral violence and fraud, and increase women’s participation in politics.

The NLG and IADL November 2015 report calling for an independent investigation to address widespread allegations of fraud is available at: https://www.nlg.org/nlg-and-iadl-election-observers-establish-flaws-in-haitis-october-25-vote-call-for-independent-investigation/. Also check out their September 2016 report, which details the lack of independence and bias of international observer missions in the 2015 elections, available at: http://www.ijdh.org/wp-content/uploads/2013/05/Democracy-Discouraged-NLG-Report-091916.pdf.

 

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POUR DIFFUSION IMMEDIATE

Contact: Nicole Phillips, Esq., Avocate, Institute pour la Justice & Démocratie en Haïti (IJDH),      Nicole@ijdh.org, +001 510 715 2855

Rapport: Faiblesses Inquiétantes du Système Electoral Ebranlent le Retour de la règle Constitutionnelle en Haïti

(Port-au-Prince, Haïti, 6 Février 2017) – La veille de l’inauguration du Président-élu Jovenel Moïse, un nouveau rapport par des observateurs juridiques internationaux dispute que les institutions démocratiques d’Haïti souffrent d’une profonde crise de confiance. Un faible taux de participation, la privation des droits des électeurs et les préoccupations persistantes au sujet de la fraude soulèvent des questions troublantes quant à l’ampleur du mandat du nouveau président, selon le rapport intitulé Démocratie Non-Représentative d’Haïti: Exclusion et Désillusion dans les Elections du 20 Novembre.

Le rapport note que, malgré de nombreuses améliorations au niveau de la sécurité et de l’administration électorale au cours des élections de 2015, le taux de participation de 21% est le taux de participation le plus bas des élections nationales dans l’hémisphère occidental depuis 1945. «Beaucoup d’Haïtiens n’ont pas voté; non pas parce qu’ils n’ont pas voulu, mais parce qu’ils étaient incapables en raison des difficultés d’obtenir des cartes électorales, s’inscrire pour voter et trouver leurs noms sur des listes électorales périmées, » a déclaré l’avocate Nicole Phillips, chef de délégation et co-auteur du rapport.

Le rapport indique combien d’électeurs potentiels ont été privés du droit de vote le 20 Novembre, en raison d’erreurs omniprésentes dans les listes électorales, des difficultés d’accéder aux cartes d’identité et de manque d’éducation électorale. Egalement, les autorités électorales haïtiennes n’ont pas pris les mesures adéquates contre le vote frauduleux. Avant l’élection, le chef de l’Office National d’Identification (ONI) a admis que 2,4 millions de cartes activées mais non distribuées avaient disparus, ce qui a ouvert la porte à la fraude commise par des cartes d’identités trafiquées.

Une décennie d’élections marquées par la violence, le gréement des votes, la privation des droits, et les interventions étrangères répétées ont jeté les grands espoirs des années post-Duvalier et élevé une profonde désillusion avec la démocratie, selon le rapport. Paradoxalement, la baisse des taux de participation s’est produite parallèlement aux investissements massifs de la communauté internationale dans l’appareil électoral Haïtien. Brian Concannon Jr., Directeur Exécutif de l’Institut pour la Démocratie et la Justice en Haïti, note que « les millions dépensés par les États-Unis et d’autres pays du « Core Group » sur les programmes de promotion de la démocratie ont produit un système électoral plus faible, moins fiable et plus exclusif qu’avant. »

Le rapport explique aussi le manque de participation politique des femmes comme une autre crise. « Seules quatre législateurs sur 149 sièges sont des femmes, » remarque Phillips. « Avec si peu des femmes candidates sur les bulletins de vote, la politique continue de refléter le domaine d’un homme, comme en témoigne une participation encore plus faible des électeurs pour les femmes (35,67% d’électrices, contre 64,33% électeurs). » Le rapport note que les organisations de défense des droits humains et des femmes ont avertis que ce manque de représentation «catastrophique» aura d’énormes conséquences pour le Parlement; il n’y aura aucun moyen d’assurer que les besoins et les intérêts des femmes seront pris en compte avec une représentation aussi faible.

L’assermentation du Président Moïse marquera le retour à la règle constitutionnelle après une pause de plusieurs années, mais il existe des inquiétudes qu’il suivra les traces antidémocratiques de son prédécesseur. L’ex Président Michel Martelly s’est entouré de personnalités liées à l’ancienne dictature de Duvalier et a été critiqué par les défenseurs des droits humains pour avoir intimidé des journalistes et emprisonné illégalement des activistes politiques de l’opposition.

« Avec une majorité au parlement, la tentation pour le Président Moïse de se déchaîner sur toute opposition sera énorme, » a déclaré Concannon. « Mais avec le support de seulement 9,6% des électeurs, le nouveau président affrontera d’énormes limites à son mandat populaire. » Le Président Moïse fait l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent et a proposé un certain nombre des mesures controversées, y compris la relance de l’armée haïtienne et le lancement de dix zones de libre-échange agricole. Le rapport note également des sérieux doutes quant aux pouvoirs démocratiques de nombreux sénateurs et députés, qui doivent leur place à la violence, aux perturbations et à la fraude des élections de 2015 qui les ont mises en place plutôt qu’à la volonté des électeurs Haïtiens.

Le rapport de la Guilde des Avocats Nationaux et l’Association Internationale des Avocats Démocratiques appelle les autorités Haïtiennes à nettoyer les listes électorales, à éliminer le trafic des cartes électorales, à mettre fin à l’impunité pour la violence électorale et la fraude, et à accroître la participation des femmes à la vie politique.

Le rapport de Novembre 2015 de NLG et IADL demandant une enquête indépendante pour traiter les allégations répandues de fraude est ici: https://www.nlg.org/nlg-and-iadl-election-observers-establish-flaws-in-haitis-october-25-vote-call-for-independent-investigation/. Consultez également leur rapport de Septembre 2016, qui détaille le manque d’indépendance et le parti pris des missions internationales d’observation aux élections de 2015: http://www.ijdh.org/wp-content/uploads/2013/05/Democracy-Discouraged-NLG-Report-091916.pdf.

 

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