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Des mères d’enfants abandonnés des casques bleus de la MINUSTAH notifient des sommations pour rechercher la Paternité, le recouvrement des créances d’aliments et la garde de leurs enfants

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Des mères d’enfants abandonnés des casques bleus de la MINUSTAH notifient des sommations pour rechercher la Paternité, le recouvrement des créances d’aliments et la garde de leurs enfants

 Port-au-Prince, le 3 aout, 2016 – Le Bureau des Avocats Internationaux (BAI) annonce aujourd’hui la notification des sommations aux neuf (9) soldats de la MINUSTAH venant de l’Uruguay, de l’Argentine et du Sri Lanka au nom de neuf (9) mères haïtiennes qui étaient tombées enceintes puis abandonnées et laissées toutes seules avec la responsabilité de leurs enfants. L’une des requérantes avait 17 ans quand elle a donné naissance à son enfant, ce qui constitue un crime de Viol en vertu de la loi haïtienne. Les requérantes demandent à ces casques bleus d’assumer leurs responsabilités de père vis-à-vis de leurs enfants conformément au décret du 14 septembre 1983 instituant et réglementant la procédure de recouvrement des créances d’aliments, et celle relative à la garde des enfants.

Les requérantes ont également notifié ces mises en demeure à  Madame Sandra HONORÉ, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies en Haïti et chef de la MINUSTAH, et au Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes d’Haiti, Monsieur Pierrot DELIENNE en vue de leur coopération à leurs revendications de paternité. Notamment, elles leur demandent de fournir toutes les informations pouvant permettre d’identifier les défendeurs et surtout de délivrer, dans le plus cours délai possible, les résultats des tests d’ADN réalisés en Février 2014 sur leurs enfants.

Selon Maitre Mario Joseph du BAI, l’avocat des requérantes, « le Secrétaire Général de l’ONU a adopté une politique officielle de « zéro tolérance » en 2003 qui interdit les relations sexuelles entre les casques bleus et les bénéficiaires de l’assistance des Nations Unies, ainsi que l’abandon des enfants nés de ces relations sexuelles. Néanmoins, l’ONU n’a pas pris suffisamment de mesures pour aider les victimes et les enfants ou de maintenir l’obligation de rendre compte pour ceux qui enfreignent ces règles. »

Les revendications de paternité proviennent dans la foulée de l’augmentation des rapports de l’ONU sur l’exploitation et les abus commis par des casques bleus en Haïti et dans d’autres pays, ainsi que du manque de responsabilité  au regard de ces actes. L’ONU a également refusé d’accepter sa responsabilité pour des dommages causés par des casques bleus  qui ont contaminé  l’approvisionnement de l’eau en Haïti en introduisant le choléra, qui a jusqu’à présent abouti à plus de 800 000 maladies rapportées et plus de 9000 décès.

Maitre Nicole Phillips, avocate de l’Institute for Justice & Democracy in Haiti, espère que ces revendications de paternité seront : « un défi pour l’ONU de se conformer à ses propres principes et ses promesses d’adresser en de meilleurs termes l’exploitation et les abus sexuels commis par des casques bleus en Haïti et dans le monde entier ».

Maitre JOSEPH met en garde ces casques bleus, Mme HONORE et Ministre DELIENNE que s’ils ne répondent pas dans un délai de 30 jours, les requérantes se réservent le droit d’intenter une action par devant le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince.

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